lundi 10 mai 2010

Bodhgaya Express


Rapide message depuis un cyber de Bodhgaya, lieu sacre de l'illumination de Buddha. Les temples sont aussi sublimes que ce que la chaleur est accablante. Aujourd'hui on s'est couchees dans un courant d'air de 13h a 16h. 
Apres Darjeeling, on a rejoint Kolkata en train de nuit, passe la journee a Kolkata (fou, speed, bruyant, mais pas desagreable) et repris un train de nuit pour Gaya. Je ne compterai pas le nombre d'heures qu'on a donc passe sans se doucher, mais je pense qu'on est monte d'un cran dans le classement des back-packeurs.
Cela dit je vous rassure, on s'est douchees a l'hotel ce matin :-)


jeudi 6 mai 2010

Tea? Yes please!


Et qu'est-ce qu'on boirait d'autre a Darjeeling? Un chocolat chaud? Mauvaise idee. J'ai teste, mieux vaut s'en tenir au the. La premiere variete que j'ai goute etait sensee rappeler la saveur du Muscadet (non le vin ne me manque pas!) A la premiere gorgee, je me dis "mouais, de loin et dans le noir!" Mais par la suite le gout est ressorti quand je faisais claquer ma langue contre mon palais.

Darjeeling, ou comment les anglais ont laisse leur trace dans les montagnes indiennes. L'architecture, la meteo, le the bien sur...meme l'accent des locaux sonne british! 
Un detour par la Happy Valley Tea Estate nous a permis de connaitre le secret du Super Fine Tip Golden Flowery Orange Picko 1, un the noir pret en 5 secondes chrono, a deguster sans sucre ni lait. Sur la colline d'en face, le Bhutia Busty Gompa offre une vue imprenable sur la vallee. En empruntant le raccourci derriere le monastere, on marche dans une foret dense et pentue pendant une vingtaine de minutes avant d'atterrir au Centre d'Entraide des Refugies Tibetains. On peut y visiter tous les ateliers fascinants, tissage, couture, peinture, et une exposition photo raconte l'histoire du centre cree en 1959.



mercredi 5 mai 2010

Au fil du train


Nous venons de nous installer a bord du train qui relie Tundla, au sud d'Agra, a New Jaipalguri, au sud de Darjeeling. On a bien failli le louper, les noms et numeros de la locomotive ne correspondant pas du tout a notre ticket. 
Le paysage en quittant Tundla est relativement desertique. Les champs sont secs, la terre ocre craque sous le soleil deja brulant du matin. Quelques habitations sommaires en brique bordent les rails, parfois les nuages de poussiere ternissent les murs des maisons bleu turquoise.Au milieu des champs les huttes sont en paille. Une femme en sari jaune et rose bat sa vache tandis que celle-ci lappe une flaque de boue. Tous les cinq cent metres se dresse un temple, parfois aussi petit que ce que les arbres sont grands. Un petit troupeau de chevres tachetees trotte le long des rails, suivi d'une petite fille en salwar-kamees rouge et bleu. Une moto la depasse pilotee par un jeune homme en chemise jaune fluo, qui fait vrombir le moteur et retentir le klaxon. Sur un chemin entre deux terres, un jeune homme en jean's et chemise a manches longues marche avec une allure determine. Impossible de deviner d'ou il vient ou ou il va.

Six heures plus tard le paysage n'a pas beaucoup change. Toujours aussi arides, les terres semblent etre sur le point de s'embraser. Des bottes de foin brunes sechent ci et la, les troupeaux de chevres et de vaches sont plus nombreux, les arbres plus grands. Leurs branches forment des noeuds tels qu'on croirait leurs pensees tortueuses. Ou peut-etre poussent-ils ainsi sous l'effet de la torture que leur inflige le soleil impitoyable, tentant de rester le plus pres du sol que possible, de crainte que leurs feuilles trop proches de la boule de feu ne s'enflamment.

Nous quittons la gare d'Allahabad. Le train surplombe les toits des maisons defonces. Entre les baches tenues par des briques quelques palmiers percent vers le ciel. L'artere centrale qui relie la gare au centre-ville grouille de l'animation habituelle que provoque la circulation. Apres quelques minutes l'entrechoquemement de metal que provoque notre passage sur un pont me fait lever la tete. Nous traversons la Yamuna. Le fleuve s'etire, large et scintillant, prend un virage a gauche et disparait derriere les arbres qui bordent la rive. La presence de l'eau a donne naissances a des plaines fertiles, et le paysage reflete a present une importante palette de verts. Une barque solitaire flotte au milieu du fleuve, surement rattachee au banc de sable central. Son reflet est pratiquement immobile et plonge dans une lumiere d'or blanc. Un hammeau de huttes se dresse a quelques metres de la. Le temps semble s'etre arrete, si ce n'est pour le linge multicolore qui flotte sur une corde entre deux arbres. Un groupe d'adolescents joue au cricket sur un terrain poussiereux jonche de buissons. 

La lumiere declinante de la fin d'apres-midi agremente tous les tons de vert et ocre d'etincelles dorees. Tout parait satine ou nacre, des troncs aux amas de terre, des murs de brique rouge en ruine aux herbes folles qui poussent entre les rails. Meme la laine des moutons est recouverte d'or, et les cornes des vaches brillent comme lustrees par le soleil couchant.
Le ciel est noir a present, le paysage est enveloppe dans une nuit opaque, dense et poussiereuse qui recouvre tout ce qui s'etent au-dela de la fenetre barree du train. C'est un noir bleute profond, comme si un pot d'encre avait ete renverse dans le ciel, caligraphiant l'ombre des buissons et cernant les arbres les plus hauts. Seules quelques lumieres eparses donnent vie aux champs, avec lesquelles pas une etoile n'ose rivaliser. L'air est chaud et lourd, et semble ecraser la surface de la terre de tout son poids.

Au reveil, vers 6h, l'air est sature d'humidite, le soleil n'arrive pas a percer l'epaisse couche de nuages qui tapisse le ciel d'un gris pale.Ca sied plutot bien a ces terres d'un ocre chair, ces plantations de bananes et de mangues. Beaucoup de hameaux d'une dizaine de huttes sont dissemines entre les plantations. Les habitants s'activent deja, certains travaillent au champ, les plus jeunes font leur toilette, les enfants sautillent sur le chemin de l'ecole. Leur uniforme compose d'une chemisette blanche a manches courtes et d'un short bleu marine contraste avec cet environnement resolument rural. Les montagnes sont encore trop timides pour se montrer. 

La meteo et le paysage ont change radicalement pendant le trajet de 3 heures en jeep.
En quelques secondes la jeep s'est retrouvee drapee dans un epais nuage gris gonfle d'eau. Et en quelques minutes toute cette eau s'est deversee, aussi violemment que si elle etait restee prisonniere un millier d'annees. Puis en un instant, il ne restait plus que le torrent degoulinant entre la route sinueuse et les rails du toy train pour temoigner de l'averse.
Un eclair a claque dans le ciel, le tonnerre a gronde dans la vallee et a repercute l'echo d'une note grave de branche en branche, la vibration glissant sur les feuilles alourdies par un tapis de grosses gouttes.
Derriere les immenses montagnes vert-bleues, un rayon de soleil a perce le ciel et on commence a distinguer la majestueuse Darjeeling.

lundi 3 mai 2010

Car j'etais sur la route...


Nous avons ete accueillies a Delhi par un ciel lourd et bas, pret a deverser toute sa colere, zebre d'eclairs parfois jaune parfois rose. Une atmosphere fantastique pour un premier jour de back-pack. Delhi n'etait qu'un arret strategique pour reserver nos billets de train et deposer nos valises chez la proprietaire de l'ecole.
Ca aurait du prendre 40 minutes a tout casser, mais evidemment l'adresse qui nous a ete donne n'existait pas. Au final on a passe plus de 2 heures avec le rickshaw-wallah, qui, comble de l'ironie, travaillait il y a 12 ans pour l'usine de sucre que nous venons de quitter.
Nous avons dine chez Paramjeet, un intervenant rencontre a l'ecole, a l'occasion de son troisieme anniversaire de mariage. Le fait que nous n'ayons qu'apercu sa femme me fait classer cet union dans la colonne des mariages arranges.
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Nous sommes maintenant a Agra, parce que malgre qu'apres 4 mois je me sois beaucoup indianized, j'avais quand meme envie de voir le Taj Mahal.  La lumiere de l'aube etait tres flatteuse. Nous avons ensuite passe la journee a Fatehpur Sikri, acceuillies a la gare routiere par un jeune local qui nous a fait visiter la mosquee gratos avant de nous entrainer dans l'ecole du coin pour nous proposer d'etre volontaires. On doit le porter sur nous!


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dimanche 2 mai 2010

Le coeur lourd mais chanceux

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S'il y a une chose qui n'etait pas indienne dans le spectacle de mercredi soir, c'est le fait que nous ayons commence a l'heure. La magie a opere pour la presentation du Magicien d'Oz. Les enfants ont ete formidables, et nos prieres au dieu du vent ont manifestement ete exhaucees. J'etais furieusement fiere de mes comediens, et c'est pourquoi j'ai ete decue que le public applaudisse si peu. La piece etant en anglais, je me suis demande s'ils avaient eu du mal a comprendre; pourtant j'avais prevu une narration en hindi au debut de chaque scene.
Mais une fois le spectacle termine, les compliments ont fuse et Rajesh m'a explique que le public indien rural n'applaudit tout simplement pas. C'est frustrant, mais tous les commentaires qui ont suivi m'ont rassure.

 Stephane est au courant...c'est Varun, mon amoureux indien ;-)

Le lendemain je me sentais completement videe. Dans chaque phrase j'entendais des repliques de la piece. J'avais encore beaucoup a faire pour le yearbook, mais j'ai surtout erre dans les couloirs en lancant des regards attendrissants aux enfants de retour dans leurs classes.
Je cherchais autant leur compagnie qu'eux la mienne, surtout les plus ages, qui avaient les roles principaux et dont je me suis donc beaucoup rapprochee. J'etais aux anges quand l'apres-midi nous avons pu passer plus d'une heure a faire des glissades dans la piscine a moitie remplie. J'avais a nouveau 12 ans, et rien que pour ca, pour m'avoir fait revivre des fragments si intenses de ma propre innocence, je les remercie.

 Delire Aquasplash
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Je n'aurais jamais imagine que l'experience prendrait cette ampleur emotionnelle. Mais tout ce qui se construit lentement se construit solidement.
Samedi matin, quand j'ai pose mon sac dans la voiture qui allait nous conduire a la gare, j'ai murmure: "Let the crying begin!", et la ceremonie d'au-revoir etait effectivement intensement emouvante. Tous les enfants reunis devant l'ecole nous distribuaient des cartes, des cadeaux, des calins, des larmes, et moi je pleurais en leur promettant (en ME promettant) de leur rendre visite des que ce serait possible!
Dire au revoir a un adulte, passe encore. Parce qu'il comprend qu'on voyage, que notre vie est ailleurs (est-elle?), que ce n'est pas parce qu'on n'est pas bien qu'on s'en va. Mais un enfant...le sentiment d'abandon qui se lit dans ses yeux, l'envie de le voir grandir!...Voila pourquoi les larmes coulent.

Alors que je m'apprete a sillonner les rails de l'Inde du nord d'ouest en est, mon coeur est lourd de peine, mais allege par la chance et rempli de magie. De la peine, parce qu'ils me manquent deja, et que je ne sais pas si je les reverrai. Mais de la chance surtout, d'avoir ce fabuleux vecu, le partage, les rires et les sourires, les clins d'oeil et les gestes d'amitie, dans lesquels je pourrai puiser sans fin.
Tous ces enfants, et certains en particulier evidemment, se sont crees une place bien a eux dans mes plus beaux souvenirs, et je leur laisse une part de moi, confiante qu'elle sera bien gardee.

La classe VII, les plus grands, 
a qui j'ai laisse mon globe (ballon gonflable)  apres avoir 
dessine une croix a Dhampur et une croix a Paris.


PS: je tape depuis les cyber-cafes maintenant, donc plus d'accents... 


mardi 27 avril 2010

Ca sent la fin (snif? snif.)


Depuis plus d’une semaine, la connexion internet est coupée dans notre immeuble. Je me connecte depuis l’école, quand j’ai un moment. J’aurais eu beaucoup de mal à me faire à cette situation il y a 2 mois. Mais à 4 jours du départ, ça me semble moins grave.

Malgré qu’ils soient en majorité remplis par la pièce de théâtre, les derniers jours se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai été malade pour mon dernier dimanche à Dhampur, et bizarrement, ça ne m’a pas embêté plus que ça. C’est ennuyeux bien sûr, mais en étant fataliste, c’est tellement indien de tomber malade comme ça, sans prévenir !
Je me suis fait violence pour accompagner Natalia, Rahul et Gautam lors de la sortie matinale au temple, parce que je savais que ce serait la dernière. J’avais beau être crampée (à ne pas confondre avec l’expression québécoise être crampée, qui signifierait que j’étais morte de rire, ce qui était loin d’être le cas), j’ai quand même réussi à apprécier la balade à vélo sur le porte-bagage de Rahul, le cadre paisible de ce temple en plein air, la fabuleuse atmosphère communautaire de tous ces gens unis dans leurs prières. La seule chose dont je n’ai pas profité, c’est le repas servi gratuitement à tout pèlerin dominical. 


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J’ai toujours autant d’horreurs à dire sur les moustiques. Ils m’aiment et je les déteste. L’autre jour, dans la salle informatique, mon bras gauche a servi de terrain de chasse pour une démonstration de père en fils. Le plus gros moustique a piqué le premier, sur le coude. Le plus petit s’est empressé de suivre l’exemple, plantant son dard dans de la chair plus tendre. « Comme ça papa ? » Si seulement il avait été trop gourmand, il aurait été trop lourd pour redécoller, et je l’aurais eu. Mais il a dégusté son repas rapidement et est parti digérer plus loin.
Ce soir dans la cuisine, j’ai eu affaire à des vicieux. Ils ont attendu que je sois en train de verser le lait bouillant dans la bouteille à travers une passoire pour se poser en bande sur mes poignets et bras. Evidemment ils avaient bien calculé leur coup, ils savaient que si je bougeais je renverserais le lait par terre. Mais ce qu’ils ignoraient, c’est que je suis incapable de laisser un moustique m’atterrir dessus et lui souhaiter bon appétit. Si je te vois, je te choppe, tant pis pour le lait ! Ceci dit ils ont dû se dire la même chose, parce qu’on est resté à égalité.
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Depuis que nous travaillons jour et (presque) nuit sur la pièce de théâtre, nous avons décidé de refaire appel au service de cantine qui s’est occupé de nos repas lors de notre arrivée. D’une on n’a plus le temps de cuisiner, de deux on est incapable de cuisiner indien (je sais, quelle honte) et croyez-le ou non, leurs épices commençaient à nous manquer cruellement !
Au passage, pour ceux qui m'embêtent encore avec leurs doutes quant à mon allergie/dégoût pour la coriandre, ce lien est pour vous: http://www.nytimes.com/2010/04/14/dining/14curious.html
L’autre soir nous avons pique-niqué dans la salle d’art où nous peignons les décors, avec Rahul et Gautam. Nous testions les spots d’éclairage pour le spectacle, et la soirée s’est vite transformée en Shadow Dinner.


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Dhampur aussi a sa fête foraine, avec stands de tir et manèges. Comme cette roue, aux couleurs du drapeau indien, dont la structure est sûrement plus vieille que la grand-mère édentée qui vend les tickets d’entrée. Je me demande encore comment elle fonctionne (la roue, pas la grand-mère, quoique...)  J’ai cherché le moteur, mais n’ai trouvé ni engin, ni câble. Vu la vitesse à laquelle elle tournait, ils devaient être une bonne douzaine à pédaler !  (là encore, je parle de la roue bien sûr). Je vous entends d’ici « mais pourquoi diable t’es-tu sentie obligée de monter là-dedans ? » Vous souvenez-vous de ma description de la procession de danseurs qui nous aspirent lors des mariages ? J’avais à peu près autant le choix de monter dans une nacelle que d'éviter la foule lors de ces marées humaines.


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La collocation a ses avantages et ses inconvenients, on le sait tous. Et je trouve que la communication par frigo interposé a son charme, comme ce petit message m’indiquant que le lait a été bouilli (et que je peux donc m’en servir pour mes céréales). On voit aussi que notre frigo est d’un vert improbable. Enfin on peut se demander ce que fait la chaise devant le frigo (et on aurait raison). Elle sert à dissuader les singes de venir se servir sur nos étagères. C’est arrivé un peu trop souvent ces derniers temps, et on en a eu franchement ras le bol de retourner au marché tous les jours faire le plein de tomates, concombres, bananes, mangues…


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Presque un mois déjà que je nageais plus d’une heure quotidiennement. Je n’avais pas raté un jour, et sans m’en rendre compte j’étais devenue complètement accro à ma pause natation. Depuis dimanche je suis en désintox, puisque la piscine a été vidée pour nettoyage. Je n'ai pas bien saisi ce qu'ils nettoient, nous la trouvions tous très propre, mais le fait est qu’elle restera fermée quelques jours encore, et que ça m’a provoqué une crise de manque intense cet après-midi. Après 5 minutes à barboter dans mon seau, l’inconfort a pris le dessus et j’ai compensé par une séance de yoga, ayant cruellement besoin de mon « shoot » de sport.


mercredi 21 avril 2010

Heureux: E, R, E


« Sandie, est-ce que je peux te demander quelque chose ? » Lakshmi est en train de cuisiner. Ses ingrédients et ustensiles sont alignés sur le comptoir, une casserole de lait frémit à feu doux. Alors qu’elle coupe une gousse d’ail, elle se tourne vers moi. « Comment fais-tu pour avoir l’air tout le temps heureuse ? » La question me désempare, et me flatte. C’est un des plus beaux compliments qu’on puisse me faire en ce moment. Et dire qu’il y a à peine quelques jours, j’en étais à me demander si l’équipe toute entière ne me détestait pas. J’ai l’impression d’être sans arrêt en train de les embêter ou leur poser des problèmes avec mes requêtes pour la mise en scène de la pièce de théâtre. Visiblement j’ai été capable de masquer mes éclats de frustration, et Lakshmi confirme « je ne t’ai jamais vu avec une expression triste ». Je ne trouve qu’une réponse logique « si j’ai l’air heureuse, c’est que je le suis, je suppose :-) ».