jeudi 8 avril 2010

De...à...


Il court dans le couloir, suivi de quatre de ses camarades. La feuille qu’il serre dans sa main est froissée. Quelqu’un finit par la lui arracher. Puis quelqu’un d’autre. Puis moi. Je déplie la feuille, et sans même la lire, je prétends réagir à une lettre d’amour. Le groupe éclate de rire, mais quand je tourne la tête je m’aperçois qu’elle, au fond de la classe, ne rit pas. Elle me lance même un regard qui veut dire « ce n’est pas drôle du tout ». Oh la boulette. Ca fait un bout de temps pour moi, les bouts de papier qui circulent en classe. Se pourrait-il vraiment que Varun ait écrit une lettre d’amour à Anshuma ? N’est-ce pas étrange à douze ans, alors qu’il en parait 8 et elle 14 ? Aïe le coup de vieux. En y repensant bien, je crois que j’étais déjà experte en lettres d’amour à 12 ans. Cela dit la lettre ne dévoile pas de sentiments, elle dit juste : « De Varun à Anshuma : je suis désolé, reparle-moi s’il te plaît, vraiment désolé désolé ». Puis, plus bas « de Anshuma à Varun : pourquoi ? ». Varun a l’air embêté, mais il garde le sourire. Quand je prends Anshuma à l’écart, elle a les larmes aux yeux. Impossible de savoir ce qu’il s’est passé, mais je déchiffre que Varun aurait été insultant, et que depuis Anshuma ne veut plus lui parler. Du coup ils communiquent par papier interposé.
J’explique à Anshuma que si Varun s’excuse, il faut lui laisser une chance de se rattraper. Elle consent à acquiescer, mais je sens bien que c’est la réponse d’une élève à une prof…A cet instant, j’ai envie de porter le même uniforme qu’elle, l’agripper par les épaules et l’emmener se réfugier aux toilettes en lui disant « T’inquiète, tout’ façon c’est qu’un débile mental, j’suis sûre qu’il fait encore pipi au lit. » J’y songe un instant, mais je suis résolument trop grande (si si…), et pas assez experte en Hindi. Je retourne donc à ma position de prof, ne serait-ce que parce qu’il faut que je trouve un moyen de sauver l’ambiance de mes répétitions ! Que va devenir le Magicien d’Oz si Dorothy ne parle plus à Tinman ?


lundi 5 avril 2010

Embrouille à l'indienne


Quand on découvre une culture, il est aussi fascinant de voir les gens rire et comprendre leur humour que les voir se quereller et comprendre leur manière de gérer un conflit. En revenant d’Haridwar, j’ai été réveillée par une belle prise de bec entre Gautam et le « caissier » du bus, qui lui a imposé un supplément juste avant de nous déposer, sûrement parce qu’il accompagnait deux étrangères. J’ai trouvé que le hindi était une jolie langue pour se fâcher.

Ce week-end nous sommes allés en bande passer la nuit de samedi dans une ferme. Il est sous-entendu que ce genre de rassemblement est accompagné d’une soirée. A minuit, nous avons fêté les 35 ans d’un des professeurs. Après même pas 10 minutes de musique, un des pères de famille qui s’était déjà couché est venu débrancher la sono. Bonjour l’ambiance ! Du coup, de 00h10 à 1h30, la fête a consisté en un gros débat qui opposait le porte-parole des dormeurs, seul, face à une vingtaine de fêtards. Pour mon grand plaisir, la majorité de l’argumentation s’est faite en anglais. Le conflit d’origine (tapage nocturne) a vite laissé place à une multitude de problèmes annexes, tous plus tirés par les cheveux. Un coup c’est l’heure qui est trop tardive, ensuite c’est le choix de la musique (ceci dit, j’avoue que je suis d’accord avec le causeur de trouble sur ce point, aucune heure du jour ou de la nuit n’est propice à passer Shakira). Puisque le chef du clan des fêtards insistait pour que tous les membres participent à la discussion, je me suis permis de glisser un commentaire sur les aléas de la vie en communauté, et sur le fait que chacun était libre de venir ou non à cette sortie…Mon but n’étant pas d’envenimer la situation (quoique ça aurait pu être drôle) je me suis bien gardée de faire remarquer au plaintif que moi je me passerais bien des cris de sa fille à  6h du mat’.

A part ça, la ferme qui se trouvait à la frontière du parc national Jim Corbett était fort agréable, et le dîner préparé à plus de vingt était délicieux :-)

jeudi 1 avril 2010

Wholy wheat!

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Pour aller en ville à pied, on traverse un champ. Jusqu'à la semaine dernière, c'était un champ de cannes à sucre. La récolte ayant eu lieu maintenant, on a perdu nos repères. Mais ça m'a permis de remarquer ce très beau champ de blé, que je n'aurais jamais vu, trop fascinée par les cannes à sucre qui font deux fois ma taille.

mercredi 31 mars 2010

Bain de culture à Haridwar

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Ca fait quelques temps déjà que Natalia et moi évoquions l’envie d’aller à Haridwar, et Gautam nous avait répondu qu’il y avait de la famille. Nous avons donc convenu d’y passer le week-end.
Le bus, qui aurait dû durer un peu moins de 2 heures, a mis plus de 3h30 (après tout je ne sais même pas pourquoi je le mentionne !) Vers 23h, Gautam nous indique que sa tante habite à 30 minutes (1h30 donc) et il s’aperçoit que ça fait peut-être un peu loin. Quelques coups de fil plus tard, il est convenu que nous logions dans une autre branche de sa  « famille ». Le terme famille étant exagérément étendu ici (il englobe tout un tas de personnes qui ne sont techniquement pas de la famille) impossible de savoir chez qui nous serons. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de lever le mystère, mais quand on lui demande si c’est une autre tante, Gautam répond « on peut dire ça oui »…d’accord. Tout comme pour son âge ou les dates en général, savoir qui est ''génétiquement'' de sa famille n’a pas l'air crucial. 
Cette tante-là donc, il la connait pour l’avoir rencontré à Dhampur, mais il n’est jamais allé chez elle. V’la aut’chose ! Après avoir déambulé une bonne demi-heure, nous sonnons à une porte. Contre toute attente, c’est un étranger qui pointe le bout de son nez au balcon. Il nous toise d’un air suspicieux, et je le comprends. Que font deux blanches et un indien à cette heure dans un quartier résidentiel ? On essaye de lui expliquer qu’on cherche la famille de notre ami, ce qui le rend encore plus méfiant. « Ne devrait-il pas savoir où ils habitent, si c’est sa famille ? » Oui mais, on est en Inde, et c’est Gautam !
Vers minuit et demi on pose enfin nos sacs chez la tante. Elle nous sert le chaï et les biscuits comme s’il était 4h de l’après-midi. Plusieurs membres de la famille (ça inclut peut-être les voisins, les amis, le chauffeur…) se joignent à nous, apparemment trop curieux pour attendre le lendemain. Natalia et moi sommes exténuées, mais ça n’a pas l’air de les déranger. On grignote en silence, puisque après tout, pas besoin de parler, on peut se regarder, c’est déjà tellement fascinant ! De toute façon entre notre hindi et leur anglais…la communication est limitée.
On espère que nos bâillements à répétition vont faire passer le message, mais non. On commence donc à se préparer…je m’éclipse pour enfiler mon pyjama et me brosser les dents, Natalia transfère les coussins d’un canapé à l’autre…Quand je reviens la smala est toujours installée dans la pièce qui va nous servir de chambre. Aïe, comment dit-on « dodo » chez eux ?? Une fois le lit déplié, la tante et sa fille sont toujours là, assises au bord lit ! Il a fallu qu’on se glisse sous les draps pour qu’enfin elles acceptent de nous laisser dormir. Je savais que la notion d’espace n’était pas la même, mais rien de tel qu’une petite mise en condition pour s’imprégner du concept !

Le réveil sonne à 8 heures, dans l’espoir de profiter de la journée. C’est sans compter que la tante insiste pour nous servir le petit déjeuner, certes délicieux, mais à 10h30 ! Je sais, quand on est chez les gens, on s’adapte, mais je ne suis pas très à l’aise parce que mon ami Franck, le réalisateur de "Around Canada" avec qui j’ai travaillé à Montréal, nous attend à son hôtel. Il commence son tour du monde par l’Inde et a fait 6 heures de bus pour qu’on se retrouve à Haridwar.
Deux « cousines » de Gautam (pour autant on ne sait pas vraiment si ce sont les filles de la « tante ») nous servent de guide tout au long de la journée. Au programme, visite de temples, balade sur les quais du Gange, bain (juste les pieds pour moi). La rivière à cet endroit est encore relativement propre, elle coule tout droit de l’Himalaya (non pas que ce soit déterminant pour les indiens). 


 En cette période de Kumb Mela, Haridwar rappelle vaguement Las Vegas sans les casinos (mais avec les lumières), et Disneyland sans les manèges (mais avec les files d’attente). La Kumb Mela est le plus gros rassemblement religieux au monde. Elle a lieu tous les 12 ans (chanceuse!) et dure un peu plus d’un mois. Le soir nous avons donc assisté au rituel que viennent accomplir des milliers de pèlerins, à savoir allumer une bougie que l’on dépose sur la surface du Gange. On est resté quelques temps assis à contempler le spectacle des flammes qui vacillent au gré des flots.


J’ai deux manières de réagir à une atmosphère embarrassante. Soit ça me pèse, je suis grincheuse et ça se voit, soit je fais le clown. Sans que je puisse vraiment contrôler quelle réaction je vais avoir, elles se font pratiquement tout le temps dans cet ordre. Après avoir été passablement énervée par le comportement de notre famille d’accueil, je suis passée en mode clown au dîner. Ça a détendu l’atmosphère, et quand à 2 heures du matin ils me demandaient encore des pitreries, j’ai préféré en rire.

Le lendemain nous parvenons à décoller tôt, malgré un au-revoir charmant mais interminable sur le pas de la porte. On rejoint Rishikesh dans la matinée, et à peine sortie du bus je préfère déjà cette ville à Haridwar. C’est touristique, mais on comprend pourquoi. Ici tout est plus paisible, même le Gange semble couler un peu moins vite. Pour l’anecdote, Rishikesh est devenu la capitale mondiale du yoga depuis que les Beatles y ont fait un séjour en ashram en 1960. Nous on se contentera de faire une belle randonnée avec chutes et bains d'eau et de soleil à la clé.J'en profite aussi pour acheter des bracelets de cheville, histoire de compléter ma panoplie de la parfaite hippie. J'ai résisté à l'envie de me (re)percer le nez, mais j'ai toujours des mèches rose-rouge en souvenir de Holi.

Le retour sur Dhampur est interminable, à cause de la Kumb Mela il y a un trafic monstre et notre bus est plein à craquer. Mais comme souvent, ces détails sont insignifiants comparé au plaisir de la découverte.

lundi 29 mars 2010

Paneeeer!

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Je me suis transformée en photographe pour les photos de classe, distribuées à tous les enfants pour leur dernier jour d'école. La nouvelle année scolaire débute le 5 avril.
PS: le titre fait référence au mot paneer (se dit panir), la traduction locale de "cheese"...pour faire sourire les enfants. (Oui parce que fromâââge, très moyen).

vendredi 26 mars 2010

Delhi-cieusement Delhi-rant


15 enfants de 8 ans, 7 heures de bus à l'aller, 7 heures de bus au retour, 2 journées de 12 heures de visite: c'est la recette du cocktail...du russe là...ah oui Molotov, made in Delhi.
Le résultat est épuisant mais gratifiant et récompensant!
J'appréhendais un peu le voyage avec la 3ème classe. Je connais les élèves pour les avoir en cours d'écriture créative et théâtre, mais leur niveau d'anglais laisse à désirer pour la plupart et j'étais donc moins proche d'eux que des élèves des 4ème, 5ème et 6ème classes. D'autre part j'avais un peu honte de ne pas avoir encore retenu tous les noms, après plus de deux mois de cours! C'est là que j'ai compris à quoi servaient les 7 heures de bus. C'était probablement calculé pour que j'ai le temps d'apprendre les noms en regardant les cartes d'identité. Vous me prenez pour une demeurée? Ah oui mais pas de Marie ou Jean dans ma classe. Pranav, Sartak, Keshav, Yashvi, Vishwa, Shuaib, Vibhouti, Vivek, Muskan, Gurleen...même les noms des molécules génériques de mon médicament contre la malaria sont plus faciles à retenir.
Mais ces petits monstres sont très attachants, et à quelques exceptions près, ils ont été adorables.
Et le bus...un tape-cul sur roues: type de balançoire qui consiste en une planche équilibrée, articulée par son centre de gravité. Un joueur est assis à chaque extrémité (d'un côté le chauffeur, de l'autre moi) et selon la vitesse et la taille des nids de poule, les joueurs peuvent se faire faire des bonds plus ou moins décollés du siège. Une chance que je ne mesure pas 1m75 parce que j'aurais été assommée au plafond plus d'une fois. En revanche impossible d'éviter d'attérrir sur le siège du voisin, ou la poignée devant mon siège, ou le loquet de fermeture de la fenêtre. Bref. Je n'ai pas eu autant de bleus depuis le temps ou je courais les champs en culotte courte.
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Ceci étant dit, je pense qu'en deux jours j'ai vu tout ce qu'il y avait à voir à Delhi! Red Fort, Qutb Minar, Purana Qila, Jantar Mantar (observatoire astronomique) et le centre administratif des jeux du Common Wealth 2010 juste à côté, Dilli Haat, India Gate, Rajpath, le zoo, le musée des poupées, le musée du train, les temples Lotus et Akshardham (une merveille architecturale, certes récente mais époustouflante).
Un de mes plus beaux souvenirs reste l'émerveillement des enfants face aux gadgets de la ville: on leur a fait prendre le métro (qui est, au passage, plus moderne que la ligne 14 parisienne et la ligne orange montréalaise réunies). Certains n'avaient jamais emprunté un escalator, et je me suis donc retrouvée à porter Ananya pour la mettre sur la première marche, tout en tenant la main à Yashvi, qui tremblait jusqu'à ce qu'elle puisse enfin sauter à pied joint sur la terre ferme.
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Seule ombre au tableau, les enfants balancent leurs déchets absolument n'importe où, et il est très difficile de leur faire comprendre que ça ne se fait pas puisqu'ils voient leurs parents (et professeurs) le faire! Mais j'ai mené cet incessant et vain combat sans baisser les bras, ne serait-ce que parce que les voir souiller leur pays un peu plus me frustrait tant. Dans le même ordre d'idées, j'ai été complétement révoltée de surprendre une des profs accompagnant en train de taguer un des monuments du Red Fort au stylo rouge, devant (et sûrement pour!) une poignées de gamines pour qui ce geste est devenu en l'espace de 5 minutes acceptable. Sandra et moi avons essayé de la dissuader, même si le mal était fait, mais elle a fait mine de ne pas comprendre. Pratique la barrière de la langue!
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J'ai particulièrement aimé le temple du Lotus, pour le silence et la sérénité qui y règnent, et le Qutb Minar, ou tour de la victoire, un très beau site datant du 13ème siècle où l'on s'est reposé adossés à l'ombre d'un arbre.
Je n'ai pas adoré le zoo, mais je n'aime pas les zoos de manière générale, parce que je ne prends pas grand plaisir à observer les animaux derrière des barreaux. Alors oui, j'ai vu deux tigres blancs, mais j'aurais préféré n'en voir qu'une photo, plutôt que de les regarder creuser des rigoles à force de faire les cent pas dans leur cage.
Pour l'anecdote, Sandra et moi avons toutes les deux été malades le premier jour. J'ai tout de même fait le programme complet des visites, mais littéralement pliée en deux. A chaque pas mon ventre me suppliait d'arrêter et à chaque arrêt il me suppliait de me remettre en route. At some point I asked him to make up his mind, but his mind just answered "piss off". So I did.
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Le trajet du retour m'a paru plus long qu'à l'aller, peut-être parce que je venais de dire au revoir à Sandra, qui est partie renouveler son visa au Népal. J'ai quand même réussi à lire une centaine de pages de "The Time Traveler's Wife", entre deux jeux de mains, grimaces et chansons avec les monstres. Certains peuvent dormir n'importe où et n'importe comment, les indiens en sont un bel exemple; moi je peux lire n'importe où et n'importe comment. Pas de mal des transports, ce qui, pour une baroudeuse en herbe, est une bénédiction.

Lotus Temple

Red Fort

pyjama party avec bataille d'oreillers

Hippo...condriaque?

Sands' (ra & ie) devant le Purana Qila

Qutb Minar

Ananya, Vibhouti & I

3ème classe au Jantar Mantar

Muskan au musée du train

jeudi 18 mars 2010

La saison des anniversaires

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Après la saison des mariages vient la saison des anniversaires. Quoi de plus naturel? Je me demande juste si la conception d'un enfant est calculée aussi précisément que la date du mariage, en fonction des astres, mais je ne serais pas étonnée que ce soit le cas.
Nous avons assisté à trois anniversaires d'enfants en l'espace d'une semaine, et le déroulement est sensiblement similaire d'une fête à l'autre. La pièce principale de la maison est décorée avec des guirlandes en papier crépon et des ballons. Les invités, souvent des amis et collègues des parents, sont assis en rond autour d'une petite table où trône le gâteau à la crème (littéralement, un énorme gâteau, à la crème!)
La tradition veut que le gâteau se mange en début de soirée. Les proches de l'heureux fêtant lui donnent tour à tour un doigt couvert de crème à sucer. Chacun appose aussi un point rouge sur son front (avec un autre doigt) et colle quelques grains de riz (pour la chance?). Quelques cônes d'encens enfument agréablement la pièce, rendant au passage toutes les photos floues.
Si on offre un cadeau groupé, tous les participants posent une main sur le cadeau au moment de l'offrir. Les présents seront ouverts après la soirée. 
Le dîner est soit servi aux invités assis en rond par terre, soit sous forme de buffet.
Si l'enfant n'a pas résisté à l'appel des cadeaux, s'ensuit une session de testage des jouets. Sinon, la soirée se termine après le dîner.
Ci-dessous les photos du premier anniversaire de princesse Tulika, revenue en bonne santé de ses nombreux examens à Delhi (OUF!). Elle a retrouvé sa pêche habituelle et nous donne quelques précieuses minutes de pur bonheur quotidiennement avec ses risettes.